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Théorie des valeurs extrêmes

De nouveaux types de risques bouleversent quotidiennement le travail des actuaires et des risk managers. La théorie des valeurs extrêmes peut toutefois leur permettre de mieux modéliser ces risques.

En quelques années, les assureurs ont subi des événements majeurs dont la probabilité d’occurrence est nulle ou presque si l’on s’en tient aux modèles probabilistes classiques.

En effet, qu’il s’agisse d’événements climatiques, terroristes ou encore des fluctuations sur les marchés financiers (crise des subprimes, de la liquidité et de la dette souveraine), leur manifestation interpelle les assureurs sur la prise en compte de ces phénomènes dans la gestion des risques.

À l’heure où Solvabilité II consacre une approche de Value-at-Risk à un niveau élevé (99,5 %) pour déterminer le niveau de capital de solvabilité requis, il semble opportun de se tourner vers la théorie des valeurs extrêmes et les outils qu’elle met à disposition des risk managers pour mieux modéliser et donc appréhender ces risques. (Extrait du magazine l'Actuariel #5 / Un article de Pierre Ribéreau et Pierre Thérond enseignants-chercheurs à l'ISFA)

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