Camille, Actuaire tarification chez Tokio Millennium Re à Zurich

Témoignage de Camille Ouarrak, promotion ISFA 2012 après une prépa maths sup/Maths spé

En quoi consiste votre métier ?

Le cœur de mon métier consiste à "tarifer" des traités de réassurance. La tarification passe bien sûr par des méthodes et considérations techniques, mais il est aussi très important de comprendre les risques sous-jacents car toute tarification contient une dose de jugement qu’il faut être capable d’expliquer et de justifier.

La plupart des traités se renouvelant au 1er Janvier, les mois d'Octobre à Décembre sont très chargés, la plupart des personnes travaillant en réassurance ne profitent donc pas des fêtes de fin d’année.

Le reste de l'année est occupé par plusieurs projets. Il faut bien sûr préparer le prochain renouvellement. Cela passe d’abord par la mise à jour des diverses bases de données et hypothèses utilisées pour la tarification et l’amélioration des outils et modèles techniques. D’autre part je travaille sur l’approfondissement de la compréhension de certains dossiers ou certaines branches via des discussions avec les cédantes et les courtiers, et via une veille sur tous les aspects législatifs qui peuvent avoir un impact sur le prix des couvertures.

Enfin je suis amenée à participer à plusieurs projets interdépartementaux et inter-filiales, visant à harmoniser et améliorer nos modèles, hypothèses et process.

Tokio Millennium Re étant une entreprise de taille modeste, elle est très flexible et les opportunités nombreuses ; aussi je qualifierais mon métier de très souple et donc enrichissant !

Que vous a apporté la formation à l’ISFA ?

En plus de l’évident bagage technique actuariel et statistique, je pense que l’ISFA m’a fait prendre conscience de l’existence d’une réelle communauté actuarielle, qui souhaite constamment améliorer ses connaissances et échanger sur divers sujets : il ne faut surtout pas hésiter à contacter les « anciens » pour échanger sur des sujets techniques ou discuter de sa carrière professionnelle.

D’autre part la rédaction du mémoire d’actuariat avec l’aide du tuteur pédagogique m’a fait réaliser l’importance de la communication dans notre métier : il faut savoir expliquer les résultats de ses études, les hypothèses et les limites sous-jacentes au modèle.

J’ai également beaucoup apprécié la formation en alternance et les divers stages, qui ont été une façon progressive et ludique d’intégrer le monde de l’entreprise, et de le confronter aux enseignements théoriques de l’ISFA. Les forums et les contacts avec les professionnels m’ont par ailleurs été très utiles afin d’avoir un aperçu des différents métiers de l’actuariat et de choisir mon orientation professionnelle de façon  éclairée.

Enfin l’ISFA m’a permis de passer trois mois en échange universitaire au Canada lors de ma seconde année. Pour moi une expérience à l’étranger était indispensable, afin de connaitre « autre chose » et d’ouvrir mes horizons. Après mon diplôme, j’ai décidé de débuter ma carrière à Zurich, parce que le marché de l’emploi y est très dynamique et la qualité de vie élevée.  Je pense que l’ISFA m’a donné une réelle visibilité lors de ma recherche d’emploi.


Publié le 15 octobre 2015 Mis à jour le 22 octobre 2015