FUI ASPRET

FUI ASPRET - Assurabilité des emprunteurs

Contexte, enjeux et positionnement

L’accès à l’emprunt constitue un élément essentiel de la vie économique et sociale. En France, l’emprunt est systématiquement associé, à la demande des banques, à une couverture d’assurance pour les risques de décès et d’arrêt de travail des emprunteurs. Les candidats à l’emprunt qui présentent un risque aggravé de santé, près de 500 000 personnes par an, ne trouvent pas toujours de solution d’assurance : 60 à 80 000 dossiers restent en échec, ce qui bloque l’octroi du crédit. Ce sont autant d’opportunités manquées pour l’activité des banques, pour les transactions immobilières et toute la chaîne de valeur de l’immobilier. Du point de vue des personnes malades (et ex-malades), c'est une triple peine : outre le poids de la pathologie, ce sont les projets qui ne peuvent se réaliser, et c’est un « fichage » de la personne hors de la vie économique. C’est au final l’activité économique du pays et le bon fonctionnement de la société qui sont pénalisés.

Objectif

Le projet de recherche présenté vise à améliorer l’assurabilité des personnes à risque aggravé de santé en construisant de nouveaux outils assurantiels : tables d’incidence des risques à couvrir et règles d’acceptation adaptées aux pathologies à considérer. Ces outils permettront de proposer des solutions d’assurance opérationnelles à ces personnes et de mettre au point des produits d’assurance spécifiques. Après avoir considérablement facilité le parcours de souscription grâce à sa plateforme digitale, le leader du projet, BPSIs entend maintenant améliorer les réponses au segment de clientèle des personnes présentant un risque aggravé de santé.

Aspect innovant

Les travaux consisteront à analyser des données open-data et de grands jeux de données de santé, issus de systèmes nationaux et d’acteurs de la santé, en France et à l’étranger, pour objectiver les risques des personnes malades ou ayant été malades qui désirent s’assurer. Ces données sont encore très peu explorées, en particulier par les acteurs de l’assurance qui manquent de visibilité sur les risques et les personnes malades - et pénalisent certaines catégories d’entre elles par manque de connaissance. Au-delà de ces données massives et multiformes, qui inscrivent le projet dans le registre big data, les méthodes de modélisation envisagées sont innovantes, tant par les approches de segmentation par pathologies, que par l’exploration de techniques de réseaux neuronaux profonds / deep learning au potentiel prometteur dans ce contexte. Le projet a ainsi la dimension novatrice de constituer des bases de référence relatives aux risques aggravés de santé pour mieux appréhender ces risques que les assureurs pourront alors couvrir. Ces travaux seront conduits dans un cadre d’éthique stricte pour respecter la nature sensible des données de santé et les assureurs n’accèderont pas à des données individuelles.

Les partenaires du projet

- BPSIs, courtier grossiste d’assurance innovant, qui a lancé la plateforme d’assurance digitale
- Sogecap, société d’assurance de personnes filiale du Groupe Société Générale
- Laboratoire SAF (Sciences Actuarielles et Financières), de l’Université Claude Bernard - Lyon 1

BPSIs est le porteur du projet. Le LSAF apporte au projet un cadre scientifique reconnu, nécessaire au traitement des données en toute neutralité scientifique. BPSIs et Sogecap, déjà partenaires en assurance emprunteur, exploiteront naturellement les résultats de ce projet de recherche. BPSIs diffusera en outre l’utilisation de ces résultats dans l’industrie de l’assurance en proposant le service de sa plateforme : déjà utilisée par d’autres acteurs de l’assurance, cette plateforme bénéficiera d’un avantage supplémentaire, par cette capacité à accepter de nouveaux risques dans l’assurance.